Complètement MAR.T.O., du soir au matin

Embarquement immédiat pour une 2e Nuit de la marionnette au Théâtre Jean Arp de Clamart.

Derrière le bar, dans les coulisses, sur le parvis, entre deux portes et même hors les murs, sous la halle d’un marché désert, marionnettes, objets dénaturés et formes animées investissent le Théâtre Jean Arp de Clamart pour une 2e folle Nuit de la marionnette. Après le succès de l’an dernier, ce nouvel événement, orchestré de 20h à l’aube à mi-parcours de cette 11e édition du festival MAR.T.O — en partenariat avec le Théâtre de la marionette à Paris — vous convie à faire le tour du cadran en bonnes compagnies !

Une quinzaine de spectacles et formes courtes proposés par dix compagnies, dont certaines étaient déjà là l’an dernier, tiendront votre curiosité en alerte tout au long de la nuit. Libre à chacun de prendre la tangente à minuit ou de poursuivre jusqu’au petit matin… Pour plus de fluidité, différents parcours sont proposés, des groupes sont constitués, il suffit de s’inscrire en amont et de suivre le mouvement.
Plébiscités l’an dernier, Cédric Hingouët et sa bande de Scopitone reviennent avec leur fameuse série Ze Patrécathodics, mais très parodiques performances télévisuelles pour marionnettes décalées et animateur blasé. C’est, comme qui dirait, cerise sur le gateau !
Vétéran de la première édition lui aussi, Renaud Herbin, et sa compagnie Là Où, s’immisce cette fois dans l’entre-deux avec Profils, mare nostrum. Au détour d’un couloir, à la sortie d’un spectacle, épaulé par trois complices, il dévoilera au petit matin les étapes de sa prochaine création.
On retrouve aussi Mickaël Chouquet et les Ateliers du spectacle, la compagnie de Jean-Pierre Larroche, dans une vraie fausse interview conférence, loufoque autant que poétique, Le T de N-1 avec la formidable Clémence Gandillot, à partir de son précieux livre, De l’origine des mathématiques. Un bijou !

<sjcycle25>

Deux compagnies se taillent la part du lion. La Gare centrale, compagnie belge fondée en 1984 par Agnès Limbos, qui développe, outre ses propres spectacles, l’aide à de jeunes créateurs, ce qu’ils appellent joliment les “squattages poétiques”. D’une grande qualité d’écriture et d’une belle inventivité dans la forme, les quatre spectacles courts présentés par la Gare centrale ici sont issus de ce processus : Irregular — une histoire de doudou clandestin, une forme brève qui en dit long— et Rubby rubbish sont des creations d’Isabelle Darras et Julie Tenret avec Agnès Limbos. Dans Power of love, on retrouve Isabelle Darras aux manettes, aux côtés d’Agnès Limbos, de Grégory Houben et de Sabine Durand. Troubles est signé par Grégory Houben, Sabine Durand et Agnès Limbos.
La S.O.U.P.E elle aussi s’installe à demeure avec quatre propositions de formes extrêmement différentes. Sous le jupon, miniature coquine pour adultes only avec Delphine Bardot où “le castelet se contruit avec les jupes et le corps de la comédienne, toutes jambes relevées et toutes dentelles retroussées”. Dans Vanités, de Benoit Fourchard et Delphine Bardot, chair, poils et Barbies démantelées servent à explorer les canons de la sacro-sainte beauté : les accros du miroir en seront pour leurs frais ! Orphée Manipulations d’Eric Domenicone met en présence un marionnettiste et un musicien et des images pour évoquer sans mots l’amour absolu et les peurs qu’il suscite. Et Au Plaisir d’offrir, d’Eric Domenicone encore, les dernières nouveautés de 1908, pour adultes seulement…
Dans la veine plutôt parodique, la compagnie Furiosa présente ses Mégères, fans du “cocoshow”et maîtresses dans l’art du dénigrement. Tandis que dans Les Grands classiques à domicile quatre conteurs du Laboratoire Itinérant Conte et Objets, Valérie Briffod, Mathieu Epp, Olivier Letellier et Nidal Qannari explorent le répertoire des contes merveilleux au travers du théâtre d’objets, dans les recoins les plus insolites du Théâtre. Répertoire encore dans le Polichineur d’écritoire, où Stéphane Georis et la compagnie des Chemins de Terre, qui se tient à la lisière du théâtre de rue et d’objets, bouscule Shakespeare sur un étal de boucher et sous une halle de marché !
Dans Petites histoires sans paroles, la compagnie l’Alinéa renoue avec une marionnette à gaine virtuose manipulée par Brice Coupey et ponctuée musicalement par le contrebassiste Jean-Luc Ponthieux.
Conçu par la compagnie Le Voyage intérieur pour être joué en appartement, Le retour à la maison a été créé au Théâtre Jean Arp en novembre 2008. Cette fable de Matéi Visniec met en scène un général, un colonel, un champ de bataille et les morts pour la patrie. Soit deux acteurs, une table à jouer, un panier de légumes, trois marionnettes, un orchestre imaginaire, un souffle révolutionnaire et 3 petites recettes de cuisine…

Samedi 27 novembre de 20h à l’aube au Théâtre Jean Arp de Clamart.
www.theatrearp.com. Tarif unique : 20 euros.
Il est impératif de réserver et de choisir son groupe à l’avance en allant sur www.theatrearp.com, puis cliquer sur le logo théâtre, puis programmation, puis nuit de la marionnette et ouvrir le pdf. Ensuite procéder par la vente en ligne, par téléphone, ou directement, sur place, au théâtre.