› Issy-les-Moulineaux

Jeu

cie A kan la Dériv’ | dès 3 ans

dimanche 8 mars à 10h & 11h15 | Le Temps des Cerises

C’est l’histoire de Basile, un enfant à l’imagination débordante, qui se confronte à la réalité d’un premier jour d’école. Comment gérera-t-il sa différence ? Parviendra-t-il a en faire une force ?


« TT - On aime beaucoup /
Dès son réveil, Basile joue. Se lever, prendre son petit déjeuner, se laver les dents, partir pour l’école, apprendre l’alphabet, tout dans le quotidien de ce petit garçon est prétexte à s’inventer un monde fabuleux. Et si l’imagination était nécessaire à cet enfant différent ? Avec ce spectacle visuel, Anthony Diaz met en scène ses difficultés de « dys ». Il y évoque les troubles d’apprentissage et de l’attention d’un enfant dyslexique, sans pesanteur, et valorise (ou remet à sa juste place) le pouvoir de l’imaginaire. Pour raconter cette histoire sans paroles, deux comédiens manipulent un ensemble de cubes mobiles, créant supports et décors, ainsi que des objets et des masques formant les marionnettes (l’enfant et les adultes, père et maître d’école). Des scènes de la vie de tous les jours qui se confondent avec celles, abstraites, de la rêverie, entre douceur et obstacles à surmonter. » Françoise Sabatier-Morel - Télérama



mise en scène, écriture, construction, scénographie Anthony Diaz
dramaturgie Amel Banaïssa
jeu, manipulation Anastasia Puppis et Vincent Varène
composition musique Alice Huc
scénographie, construction décor Grégoire Chombard

durée 35 min

Cactus

cie AMK

samedi 14 mars à 10h30 & 17h | Le Temps des Cerises

Une petite louve qui naît sans dents ? Pas commode. Au détour d’une promenade, elle rencontre Petit loup, qui montre beaucoup trop ses crocs. Elle ne sait pas se défendre, tandis que lui attaque fort. Comment faire ? Comment appréhender l’agressivité ? Ils vont apprendre à connaître leurs émotions et à apprivoiser leurs caractères. Cécile Fraysse, sous la plume de Carl Norac, déroule un conte initiatique où le spectateur se trouve emporté dans un univers de peintures et de sculptures, réalisées sous ses yeux. Une expérience qui mobilise tous les sens.



texte, langage et écriture Carl Norac
conception, scénographie, performance Cécile Fraysse
composition musicale et sonore Boris Kohlmayer – alias Lauter
création lumière Corentin Praud
régie générale Julien Hatrisse
régie Julien Hatrisse ou Célia Idir
conseil manipulation des marionnettes : Alexandra Vuillet et Monique Scheigam

durée 40 min

coréalisation théâtre Dunois – Paris
partenaires de création Théâtre de Magnanville, Théâtre la Forge à Nanterre et Ville de Nanterre, Centre International de création La Métive Moutier d’Ahun, Service Culturel de la Ville de Morsang sur Orge et ses Salons du Château, Dispositif Pépite-Pôle accompagnement création jeune public Villiers le Bel, Point Éphémère Paris, Festival les Rêveurs Éveillés Sevran, Scène Conventionnée Jean Houdremont La Courneuve et Festival 193Soleil !, Dispositif HISSE ET HO - Département de la Seine Saint Denis

La compagnie AMK est conventionnée par La DRAC Ile de France et au titre de la Permanence Artistique et Culturelle par la Région Ile de France


QUI S’Y FROTTE…

Avec Cactus, créé pour les tout-petits, Cécile Fraysse construit un univers tout doux pour parler d’agressivité.
On aperçoit bien quelques végétaux pourvus de piquants mais l’histoire de Cactus, créé et performé par Cécile Fraysse, de la compagnie AMK, est d’abord celle de Petite louve, née sans dents d’une fleur de cactus et qui peine à se défendre. Enveloppés de sons, les petits spectateurs assis au sol, tout contre l’espace scénique dont ils pourront ensuite faire le tour et découvrir tous les rouages, sont instantanément plongés dans une bulle sensorielle poétique et planante. Aiguillé par les mots du poète Carl Norac et par des petits voix d’enfants enregistrées, notre imaginaire décolle à merveille. Dans Cactus, Petite louve doit apprendre à cesser de donner le pouvoir à l’autre, à écouter ses émotions et à se défendre.
Incroyable de réussir à parler de l’agressivité, puisque tel est le point de départ de Cactus, avec tant de douceur. Douceur des couleurs baignées de lumière, douceur du poème, douceur du rythme et de la musique, interprétée par le compositeur Boris Kohlmayer en direct. L’agressivité, utilisée à bon escient, peut être une force motrice pour grandir. Dès notre plus jeune âge, précise Cécile Fraysse « nous sommes encouragés à ne pas exprimer nos colères, à les rentrer, notamment les filles, que l’on continue à éduquer gentilles, soumises et sans dents ». Or ces dents, qui poussent enfin, offrent comme des ailes à Petite louve et lui permettent de prendre enfin son envol. De se faire entendre.
Plasticienne au départ, dont les créations sont souvent orientée textile, Cécile Fraysse tisse dramaturgie et scénographie tout ensemble. Elle part de l’espace pour nous embarquer dans ses rêveries à hauteur d’enfant. Ici, par un jeu de bâches transparentes peintes de motifs aux couleurs vives, elle crée un espace tout en profondeur devant lesquels deux mannequins mi loup mi enfant s’animent par intermittence. Le son multi-directionnel, les voix d’enfants enregistrées et la création musicale jouée en direct, contribuent à cette impression d’espace. Traversé par la présence de l’artiste qui en manipule tel ou tel élément, l’espace lui-même devient performatif et générateur de sens. Comme un lieu pour laisser surgir les émotions. Apaisant.
Maïa Bouteillet